Un modèle systémique et constructiviste

Il repose sur la théorie générale des systèmes qui comprend notamment trois propriétés importantes

LA TOTALITÉ : « le tout est supérieur à la somme des parties » une personne peut se sentir très mal dans une relation hiérarchique et parfaitement bien dans une autre. Et inversement. Parce que l’interaction issue des deux se situe à un niveau logique supérieur aux personnalités des deux salariés. ; or, souvent dans l’entreprise, on privilégie l’explication individuelle à l’analyse interactionnelle.

L’ÉQUIFINALITÉ : « à partir de conditions initiales identiques, deux systèmes peuvent évoluer vers des états finaux différents et réciproquement » ; Prenons deux équipes face au même changement d’organisation: l’une peut exploser et la nouvelle organisation générer des arrêts maladie et l’autre intégrer les changements sans souffrance. Or, souvent, dans l’entreprise, on considère que ce qui marche pour les uns doit marcher pour les autres à la façon d’un mode d’emploi général.

L’HOMÉOSTASIE : « tout système tend à maintenir un équilibre de fonctionnement même insatisfaisant ». Parce que le changement est plus angoissant qu’une situation même inconfortable. Un manager crie sur équipes, les équipes se taisent et attendent que ça passe et s’en plaignent à la machine à café, mais la fois d’après, elles continuent à se taire et à attendre que ça passe et …s’en plaignent à la machine à café. Or, souvent, dans un système enkysté, il suffit d’un petit changement placé au bon endroit pour sortir du cercle vicieux.